Crédit photo : @marie_jay / @oliviaschenker

Crédit photo : @marie_jay / @oliviaschenker

A l’occasion de l’évènement “Sid’Annecy fait son show” organisé au Brise Glace le 6 juin dernier, nous avons eu le plaisir d’échanger avec Marie Jay. La lausannoise enfile sa veste Adidas jaune pour répondre à nos questions. Alors que son deuxième EP “Le rose c’est has-been” est sorti vendredi 12 juin et qu’elle prépare sa tournée estivale, celle qui veut le droit d’être nulle nous embarque un peu plus dans son univers.

Comment tu te décrirais à quelqu’un qui ne connaît pas ta musique ?

Marie-Jay : Je dirais que je fais de la pop en français.

C’est quoi le premier souvenir où tu t’es dit : “c’est ça que je veux faire” ?

Marie-Jay : C’est quand j’ai écrit ma première chanson. J’aimais de toute façon chanter et je chantais des reprises sur scène, je faisais du Rihanna, des trucs de rock, les Scorpions et tout. Je savais que j’aimais bien écrire à l’école aussi, que ce soit pour les exercices de poésie, les exposés ou quoi. Et tout à coup je me suis dit : « Mais en fait du moment que je sais chanter, jouer de la guitare et que j’aime bien écrire, je pourrais essayer de mettre tout ensemble et de faire une chanson ». Je l’ai fait vraiment pour le jeu et pour le plaisir. Et un soir où je devais jouer des reprises à des gens à une petite fête de quartier, j’ai joué ma composition. Et c’était… j’avais tellement peur de le faire, mais c’était tellement la bonne peur de quand on doit y aller. Le moment où j’ai joué cette compo, je me suis sentie tellement à ma place, j’avais l’impression de faire un spectacle et de raconter une histoire en même temps. Depuis, je ne me suis pas arrêtée d’écrire des chansons.

C’était quoi la première chanson que t’as écrite ?

Marie-Jay : C’est une chanson qui n’est jamais sortie pour le coup ; c’est les premières chansons que j’écrivais qui étaient un peu des chansons test. Mais en vrai je l’aime bien et je suis fière quand même de ce que j’avais écrit pour dire que j’étais jeune. C’était une chanson qui s’appelait Thomas et je me mettais dans la peau d’un SDF, je ne sais pas pourquoi j’avais écrit ça.

Tu écoutais qui quand t’étais petite ?

Marie-Jay : Quand j’étais petite, j’écoutais d’abord ce que mes parents écoutaient. Donc il y avait beaucoup de trucs un peu rock et des classiques pop-rock genre Queen, les Beatles, les Scorpions. Et toute une culture un peu plus chanson française avec tous les disques des Enfoirés, Raphaël et tout ça. Après quand j’ai pu me faire un peu ma culture à moi, le premier truc qui m’a vraiment marqué, ma première grosse claque musicale, c’était MIKA. J’ai découvert un de ses clips à la télé et j’ai tellement accroché que ma mère m’a offert le coffret de tous les CD qu’il avait sortis. J’ai poncé tout. Tous ses clips, toutes ses chansons, je connais tout par coeur. Je suis allée à tous ses concerts, j’étais au premier rang. J’étais dans les groupes Instagram des fans de MIKA. C’était ma première grosse claque où je découvrais tout l’univers d’un artiste d’un coup. J’étais en mode « Wouah on peut vraiment construire un monde complet avec des chansons et le transformer en monde qui se fait aussi en spectacle sur scène, en images, en version CD ». J’étais fascinée par l’effet de joie et de soin qu’il avait sur moi. Et du coup je me suis dit : « si je peux faire ça pour des gens, c’est une dinguerie ».

À quoi ressemble une bonne journée de travail pour toi ?

Marie-Jay : Ce qu’il y a c’est que c’est un métier qui a le mérite de cumuler les casquettes. Il y a des jours où je vais être en studio pour enregistrer des voix, des journées où je vais être en train de préparer ma guitare pour les concerts ou des choses comme ça. Du coup je dirais que les bonnes journées, ce sont les journées créatives, c’est quand même mes journées préférées. Les journées où je compose des chansons, où je suis en studio, mais pour la partie création et composition. Une journée où on a écrit une chanson, c’est une très bonne journée. Et sinon les journées de résidence pour créer les concerts, pour préparer le live, c’est aussi mes journées préférées au monde. Les journées de concert aussi ce sont des bonnes journées de travail. Après le studio pour enregistrer les voix, bosser pour les réseaux sociaux, l’administratif, tout ça c’est un peu moins mes journées préférées.

Et une bonne journée sans le travail ?

Marie-Jay : Une bonne journée sans le travail c’est prendre le temps de voir mes proches, ma famille, mes ami·es et de faire de la créativité uniquement pour le plaisir, pour ne jamais la montrer à personne. Soit écrire mon journal intime, soit dessiner, soit lire.